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- Opéra de chambre
Musique : Frédéric Verrières (2011)
Livret : Bastien Gallet
Mise en scène : Guillaume Vincent
Dramaturgie : Marion Stoufflet
Conseiller artistique : Christophe Capacci
Scénographie : James Brandily
Lumières : Sébastien Michaud
Costumes : Fanny Brouste
Se jouant dans les échos sensibles d'un film (culte ?) de John Cassavetes… la tragi-comique hypothèse de mettre en scène une cantatrice qui, parce qu'elle vieillit, perd ses certitudes et se questionne sur le meilleur endroit où placer sa voix, constitue l'intriguant argument de "The Second Woman".
Perturbé par la folie d'une diva dont les caprices frisent le stade de la plus incontrôlable divagation, le planning des répétitions se transforme en un canevas pirandellien nous baladant au gré des hallucinations de la dame à travers une revue de détails des grands rôles du répertoire lyrique.
C'est alors par des visions fantasmagoriques de la musique de Puccini, Purcell, Bartok, Donizetti, Strauss, Debussy… entièrement re-composée par Frédéric Verrières que tout se dénoue sur un livret de Bastien Gallet. Le plaisir instantané d'un parcours buissonnier qui, à force de refuser l'obstacle de ce qu'il y aurait à chanter, devient l'oeuvre en soi. Ce regard amusé et transgressif porté sur un work in progress qui se nourrit d'une catastrophe pour en faire son avantage, réunit, sous la direction musicale de Jean Deroyer l'ensemble Court-circuit et Guillaume Vincent à la mise en scène.
Calendriers des représentations :
26-27-29-30 avril et 3-4-6-7-12-13 mai 2011 - Théâtre des Bouffes du Nord, Paris
9 mars 2012 - Théâtre de Brétigny-sur-Orge
13 mars 2012 - Opéra de Reims
15 et 16 mars 2012 - Théâtre de Caen
19 mars 2012 - Théâtre musical de Besançon
30 novembre et 1er décembre 2012 - Grand Théâtre de la ville de Luxembourg
19-21-22 décembre 2012 - Théâtre des Bouffes du Nord, Paris
31 janvier 2013 - Forum du Blanc-Mesnil, salle Barbara, Le Blanc-Mesnil
Retrouvez l'intégralité du spectacle The Second Woman sur arte LIVE web, en cliquant ici.
Télécharger le dossier de présentation et la revue de presse: The Second Woman
- Ciné-concerts
Musique de Yan Maresz (2005)
Durée: 75 minutes
Effectif : fl, cl, vc, tbn, acc, perc, clavier et dispositif électronique
Oeuvre réalisée à l’IRCAM, assistant musical : Benoît Meudic
Commande : Auditorium du Louvre
Création : 3, 4 et 5 juin 2005 à l'Auditorium du Louvre, Festival Agora par l'Ensemble Court-circuit
La musique pour l'accompagnement du film "Paris qui dort" est conçue comme un contrepoint à l'image avec le souci permanent de servir le film, quel que soit le niveau de complémentarité ou de divergence utilisé. Si elle est contrepoint au niveau temporel, elle est aussi "harmonisation" au niveau plus local, pour ce qui est de la psychologie des personnages. Elle est aussi "orchestration", en tant qu'extension dans le domaine des timbres de l'ambiance spécifique de chaque scène. Le déroulement formel général de la pièce est fourni par la trame cinématographique, et en ce sens, la musique suit assez fidèlement le découpage du film adoptant ainsi son articulation dynamique. Par contre, elle ne suit pas le montage avec précision, mais plutôt anticipe, commente, soutient ou entretient le rythme provoqué par celui-ci.
La thématique centrale d'une temporalité "contrariée", participe à créer autant de refuges "hors du temps", dans lesquels la psychologie humaine, non préparée à l'expérience d'une telle réalité, est explorée avec beaucoup d'ironie et d'humour par René Clair. Le musicien ne peut que se réjouir de cette thématique, car les situations engendrées par le jeu sur le "temps contrarié" dans son écoulement (pour certains seulement) comme le temps figé, ou accéléré, sont des situations éminemment musicales qui trouvent ici pour leur réalisation un espace de déploiement naturel et cohérent.
L'ensemble instrumental, assez inhabituel (flûte, clarinette, accordéon, violoncelle, trombone, percussion, clavier maître) possède une riche palette sonore me permettant d'obtenir la couleur spécifique que je recherchais. L'électronique en temps réel (analyse/synthèse, génération de structures rythmiques "spectrales", extraction des composants "bruitées" du spectre instrumental, transformations diverses, etc...) est utilisée de manière à enrichir et magnifier la matière sonore instrumentale.
Historique des représentations avec Court-circuit:
08/03/2008 direction : Guillaume Bourgogne / MaerzMusik / Berlin
15/10/2007 direction : Daniel Kawka / Festival d’Automne de Budapest
27/10:2006 direction : Pierre-André Valade / Gaida Festival, Vilnius
26/09/2006 direction : Pierre-André Valade / New Music Festival Arena, Riga
24/06/2006 direction : Pierre-André Valade / Auditorium Maurice Ravel, Lyon
03-04-05/06/2005 direction : Jean Deroyer / Auditorium du louvre, Festival Agora, Paris
Télécharger le dossier de présentation : Paris qui dort
musique de Alexandro Markeas (2000)
durée: 75 minutes
Effectif: hautbois, clarinette, violon, violoncelle, piano, percussion et pianiste-improvisateur
Création : 13 novembre 2000 par l’ensemble Court-Circuit à l'auditorium du musée du Louvre - commande du musée du Louvre
Texte d'introduction: Commande de l’auditorium du Louvre, la musique d’Alexandros Markeas pour Les hommes le dimanche a été créée le 14 Octobre 2000 par l’ensemble Court-circuit dirigé par Pierre-André Valade. Elle est écrite pour sextuor (hautbois, clarinette, violon, violoncelle, piano, percussion) et un pianiste-improvisateur (dans le « rôle » du musicien qui aurait accompagné le film à l’époque de sa sortie). La partition est complétée par des enregistrements sur CD qui donnent vie aux musiques d’un gramophone présent à certaines séquences du film.
La composition d’Alexandros Markeas intègre l’univers musical des années 20 et crée des passages, des dialogues et des fusions entre ces mélodies et l’expression musicale contemporaine.
Télécharger le dossier de présentation : Les hommes le dimanche
Musique de Martin Malalon (1995 et 2007)
Durée: 145 minutes
Effectif: 16 instruments et électronique
Electronique: Ircam
Commande : Ircam
Création: 30 mai 1995, Théâtre du Châtelet, Paris par l'Ensemble instrumental, direction: Ernesto Martinez-Izquierdo
Martin Matalon, à la demande d l'Ircam, a conçu une nouvelle musique pour le film Metropolis, réalisé par Fritz Lang à Berlin en 1925-1926, et récemment restauré par la cinémathèque de Munich.
Les séquences de sons de synthèse sont déclenchées par un instrumentiste au cours de la projection. La synchronisation du film et de ses séquences requiert une attention particulière. L'effectif, qui comprend instruments acoustiques et électronique en temps réel, permet d'associer un ensemble de 17 musiciens à un dispositif électroacoustique. La musique est diffusée à travers des haut-parleurs disposés sur scène, ainsi que dans la salle, autour du public.
La musique n'est pas une simple illustration sonore des images. Le compositeur estime qu'une musique composée de nos jours est tout à fait apte à transcrire les visions urbaines et futuristes de Fritz Lang et à adhérer au déroulement dramatique du film. Le langage musical de Matalon introduit des éléments empruntés au jazz et au rock dans un contexte de musique classique contemporaine. Sa musique est, d'un bout à l'autre du film, aérée, personnelle et inventive, spacieuse dans le sens où elle réserve à l'auditeur des plages pour la réflexion, l'appréciation des images et du récit.
Télécharger le dossier de présentation : Metropolis
- Concert-conversation
Conception et musique : Jacques Rebotier
Textes : Ernst Herbeck et Jacques Rebotier
Costumes : Virginie Rochetti
Réalisation en informatique musicale : Nicolas Déflache (Césaré)
Régisseur : Vincent Baltz
avec les musiciens de l’Ensemble Court-circuit :
Pierre Dutrieu, clarinette
Mélanie Brégant, accordéon
Eve Payeur, percussions
Adeline Lecce, violoncelle
Didier Meu, contrebasse
et Jacques Rebotier
* Commande de l’Etat
Production : Ensemble Court-circuit
Coproduction Cie voQue/Jacques Rebotier – Césaré-Centre National de Création Musicale de Reims.
Avec le soutien de la Muse en circuit-Centre national de création musicale, de l'Ircam, de l’Adami et du Centquatre.L’Ensemble Court-circuit est aidé par le Ministère de la Culture et de la Communication/Drac Ile- de-France au titre de l’aide aux ensembles conventionnés, et reçoit l’aide de la Sacem et de la Spedidam pour l’ensemble de ses activités, de MFA et du FCM pour sa production phonographique ainsi que de Culturesfrance pour sa présence à l’étranger.
Depuis bientôt 15 ans, Jacques Rebotier navigue entre parole et musique : un univers « multiglingue », fait d’ellipse et de gaîté, fondamentalement décalé. À la demande d’un Ensemble amateur de courts-circuits, il a puisé dans son catalogue et composé de nouvelles pièces, et nous embarque ! (Mal)mené par un capitaine plutôt dada, qui nous raconte sa, ou ses, vies, la croisière s’amuse, et s’instruit, l’équipage cause et joue, chante, déjante. Vieillissement de la voix en accéléré et changement de sexe live sont au programme. On y converse en presque français et en quasi musique, en autrichien aussi, car il y a à bord un passager d’honneur : le poète Ernst Herbeck.
Au programme: 47 Autobiographies, Weiss ist beau, un bouquet de Brèves, des petits chœurs de parlé-désenchanté, les poésies « brutes » de Herbeck.
“ Ils parlent, ils parlent, les musiciens... Vous avez la parole, vous avez ma parole ! est écrit en 3 langues, français, allemand (autrichien) et... musique. Texte et musique y sont portés par des musiciens-parlants, dont la parole est traitée en temps réel. Percussions, violoncelle, contrebasse, clarinette, accordéon... Ils nous parlent, se parlent les uns aux autres, à eux-mêmes. (Transposition du travail de « l’adresse » théâtrale au domaine de la musique, qui l’ignore).
Miroir, jeu et parole : un parlé-déchanté quotidien calqué sur le jeu instrumental, intonation, articulation, phrasé. Unisson, désemboîtement, choeur, solo, tutti. Pas de chanteur, pas de récitant, le texte devra se passer de tout spécialiste du verbe et de la voix.
Bilingue : autre miroir. Traduction simultanée, ou successive, ou tuilée, ou en fuite, autrichien et français seront leurs propres ombres, fugitives et mutuelles. Que vient multiplier un traitement électronique de la parole. Et la musique, transcourant.
Pour le matériau textuel, mon choix s’est porté sur des poèmes de Ernst Herbeck. Textes brefs, énigmatiques, lapidaires, écrits par un psychotique à qui son (anti)psychiatre, Léo Navratil, proposa dans les années 50 une thérapie à base d’un poème par jour sur un mot imposé, jaune, femme, lunettes...
Résultat 5000 poèmes, d’une poésie qu’on dirait « brute ».
Voir la vidéo sur arte LIVE WEB
Télécharger le dossier de présentation : Vous avez la parole vous avez ma parole
- Spectacle musical
Ogive est un spectacle musical autour de la parution de la 2e édition du recueil de poèmes d’Allain Gaussin «L’attente... L’absolu»
L’idée de ce spectacle est de faire se rencontrer la musique, la poésie et l’art de la scène, autour du compositeur Allain Gaussin, dont la spécificité est d’avoir toujours mis en relation (mise en abyme) la production de ses œuvres musicales avec celle de son écriture poétique. Cinq œuvres musicales, écrites entre 1987 et 2008 (avec leurs poèmes éponymes) ont été sélectionnées pour ce spectacle. La mise en scène et les installations sont réalisées par Franck Mas. chatoyante, parfois puissante jusqu’à une exaltante violence, qui cependant jamais ne dégénère en brutalité »
Allain Gaussin : compositeur, poète
Oeuvres choisies: Tokyo-City pour piano - Jardin Zen pour clarinette et sons électroniques (2 pistes) - Ogive pour flûte et piano - Satori pour clarinette - Arcane pour piano
Franck Mas : comédien, metteur en scène
Avec les musiciens de l’Ensemble Court-circuit
Télécharger le dossier de présentation : Ogive