Accords perdus • soundfestival

CONCERT

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Dimanche 24 octobre, 16h00 – Queen’s Cross Church, Aberdeen

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Accords perdus

Indispensable aux compositeurs dans la musique d’orchestre depuis des siècles, le cor est un instrument peu utilisé dans la musique de chambre de notre temps. Ce concert permet de le mettre en vedette au sein d’effectif restreints.

À propos de son célèbre Trio pour violon, cor et piano, Ligeti nous dit : « J’ai conçu mon Trio comme un hommage dédié à Brahms, dont le Trio avec cor plane comme exemple inégalé de ce genre particulier de la musique de chambre dans le ciel musical. Cependant, il n’y a dans ma pièce aucune citation et aucune influence de la musique de Brahms ; mon Trio a été écrit vers la fin du XXe siècle, et il est — par sa construction et par son expression — une musique de notre temps.  Une cellule mélodico-harmonique — la succession descendante d’une tierce majeure (Sol-Si), d’un triton (Mi bémol-La) et d’une sixte mineure (Do-La bémol), une variante « décalée » des quintes du cor — est utilisée dans chacun des quatre mouvements pour des configurations formelles polyphoniques à la fois complexes du point de vue métrique et rythmique, et clairement intelligibles.

Plus extatique et faisant la part belle au son, Accords perdus de Gérard Grisey nous renvoie aux origines du cor. Grisey précise : « La technique du cor en fa s’appuie sur les harmoniques naturelles que le corniste apprend à corriger avec les lèvres ou la main dans le pavillon, afin de les ajuster à la gamme tempérée. Ici, je restitue le cor à ses origines : le son non tempéré et les multiples possibilités d’intonations naturelles de l’instrument. Quant aux formes brèves (qui composent la pièce) , elles sont dues à ce qui me pousse à toujours explorer les limites de ma propre technique en prenant des risques inconfortables, mais ô combien enrichissants. Plus prosaïquement, le cor doit respirer et les lèvres doivent s’adapter : une longue pièce aussi dense et difficile eût donc été irréalisable. »

Aux pièces de ces deux grandes figures du 20ième siècle, s’adjoint Grand Mutation de Tansy Davies, professeur à la Royal Academy of Music de Londres, dont  la  musique élégante est aussi bouillonnante et physique, pleine de « punch » sur le plan rythmique.  

 

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Solistes de Court-circuit
Alexandra Greffin-Klein, violon
Antoine Dreyfuss et Hugues Viallon, cor
Jean-Marie Cottet, piano

 

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GÉRARD GRISEY ACCORDS PERDUS
  deux cors en fa
   
CHRISTOPHE BERTRAND HAOS
  piano
   
TANSY DAVIES GRAND MUTATION
  violon, cor et piano
C R É A T I O N   M O N D I A L E 
   
CHRISTOPHE BERTRAND HAÏKU
  piano
   
GYÖRGY LIGETI TRIO POUR VIOLON, COR ET PIANO
   

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INFORMATIONS PRATIQUES

 

— Queen’s Cross Church
Albyn Pl, Aberdeen AB10 1YN, Royaume-Uni)
— Tarifs 
£12, £8, £5, Free (u18). — Renseignements et réservations
info@sound-scotland.co.uk

 

 

Jeux

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CRR de Paris

 

Daniel D’Adamo, Coeli et Terraefor saxophone and double bass
Nicolas Tzortzis
, … à une main. Hommage à Roger Federer for ensemble (world premiere)
Martino Traversa, Rimane l’eco for ensemble
Georg Friedrich Haas
, Ausweg for ensemble

 

Musicians of Court-circuit
Saxophone : Vincent David          
Violin : Alexandra Greffin-Klein                     
Double bass : Didier Meu           
Conductor : Pierre-André Valade

The surprising instrumental alloy of the double bass and bass saxophone is what Daniel D’Adamo’s Coeli and Terrae relies on. These two instruments become, one after the other, main character and shadow. Their interweaving by rhythms and play modes leads to perceive a “meta-instrument”. In return, homorythmic pursuit and cut leads to moments where tones lose temporarily their identity. The idea of interweaving also affects the form. We will take side roads, backtrack, lose the steps that had guided us to find them again.

“À une main” (one-handedly) by Nicolas Tzortzis is conceived as a short film inspired by a grand slam Roger Federer won. The solo violin confronts consecutively seven opponents, from solo to quintet. It is accompanied and amplified by an instrument from the ensemble, as if electronic process affected its tone. The fourth layer represents what occurs “around”. Played by the instruments that do not take part to the game, rather noisist or neutral, the latter serves a background to the main action

Rimane l’eco By Martino Traversa explores a particular aspect of complexity with an increasing sonorous density, allowed with a process of successive accumulation, and its quick dispersal. The writing is sustained by a precise structural order, gradually complexifying until reaching a certain point of accumulation from which the perceptive image of echo takes form.  

The second word of Georg Friedrich Haas work title, weg (path, gone), leaves space to interpretation, and the ambiguity is intention, either “exit door”, “stop, leave” or yet something else. The piece is also a game for ambiguity : it begins with enigmatic piano trills the strings comment, then, by the other instruments according to a fluctuating and hesitating path, with microtonal and the composers typical slippery stretches. The development is uncertain, with sudden curls, and unachieved wanders.

 

 

Information

Conservatoire à Rayonnement Régional, 14 rue de Madrid, 75008 Paris
Prices : free entrance
Information and reservations : Ensemble Court-circuit, production@court-circuit.fr, 06 89 16 64 00


PARTENAIRES


Production de l’ensemble Court-circuit pour soundfestival

Avec le soutien de Diaphonique, de la Fondation Francis et Mica Salabert et de la Fondation Ernst Von Siemens

 

 
https://goo.gl/maps/ytjpzHJ131u3nYpR8